la nuit des écoles...
Sous le prétexte d’améliorer la sécurité dans les écoles, un texte « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public » crée un nouveau « délit » bien utile.
Le simple fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire sera bientôt passible d’un an d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, et pourra même permettre l’extradition du territoire français.
Si ce « délit » est commis « en réunion », les peines pourront être portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
Les lycéens participant à une simple Assemblée Générale qui n’aurait pas reçu d’autorisation préalable du chef d’établissement, ou pire, organisant (à plusieurs) un blocage de lycée, pourront ainsi être poursuivis en justice, sans qu’il soit nécessaire de constater la moindre dégradation des locaux ou du matériel.
Les parents se joignant à une nuit des écoles pourront également être traînés devant les tribunaux...
A défaut d’améliorer réellement la sécurité dans des établissements dont on réduit régulièrement le personnel de surveillance et d’éducation, ces dispositions seront bien utiles pour empêcher toute protestation de lycéens ou de parents d’élèves au sein des établissements scolaires... Et poursuivre plus facilement des réformes dont le résultat final est bien la dégradation générale du système éducatif.
Débats à l’Assemblée.
Ce texte a été adopté par l’Assemblée Nationale le 30 juin 2009.
On peut lire le contenu des débats concernant cette loi à l’Assemblée Nationale dans le compte-rendu de la séance du 30 juin 2009 (voir paragraphe 5, la discussion
sur les amendements proposés).
A noter que les amendements déposés notamment contre cet article 7 ont tous été rejetés.
Dans le commentaire du député Jean-Jacques Urvoas, on trouvera deux
citations des syndicats de magistrats à propos de ce texte :
« Les propositions développées nous paraissent pour leur très grande majorité
inutiles, soit en ce qu’elles ne trouveront pas d’application pratique, soit parce qu’elles existent déjà. » (Union syndicale des magistrats.)
« Le Syndicat dénonce la philosophie générale d’un texte qui instaure la création
d’un délit préventif et permet une insécurité juridique manifeste. » (Syndicat de la magistrature)
- une soirée pour montrer que de nombreuses écoles en France se mobilisent pour l’avenir de l’école
- une soirée pour informer sur les DANGERS (et vices cachés ! ) des mesures Darcos
En effet, comment ne pas se préoccuper du savoir lire-écrire-compter, des enfants en difficultés, de l’échec scolaire, du rythme biologique de l’enfant, comment être contre une réforme intelligente de l’école ... Seulement voilà, tout est loin d’être aussi simpliste qu’on veut bien nous le faire entendre et de nombreux parents d’élèves, enseignants, pédagogues... s’inquiètent et dénoncent ces mesures qui vont à l’encontre des besoins des élèves.
Malheureusement, la politique actuelle d’annonce et de désinformation ne permet pas que le débat ait lieu et nous le regrettons car nous sommes POUR des réformes mais CONTRE ces réformes dangereuses pour l’avenir de l’école. Nous vous proposons donc différents documents et argumentaires à consulter sans modération ici pour préparer les moments de débat que nous espérons nombreux lors de cette nuit des écoles.
1. préparer une réunion d’information pour les parents sur le danger des mesures Darcos
2. inscrire l’école sur le site : http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/
3. informer la presse locale et nationale, les élus (maires, conseillers généraux, députés) mais aussi les écoles ou les collègues connus pour que le mouvement s'étende et soit médiatisé4. amener en plus de sa bonne humeur duvets, oreillers, pyjamas et doudous mais aussi un pique-nique
5. s'endormir en rêvant à une école où:
- les programmes seraient construits avec des professionnels de l'éducation
- le rythme scolaire serait adapté aux enfants
- les élèves en difficultés seraient aidés par du personnel spécialisé sur le temps scolaire
Le collectif Longvic pour l'école publique organisait, jeudi soir, la Nuit des écoles à
l'école maternelle du Bief-du-Moulin. Cette soirée se voulait conviviale, entre parents, enseignants, citoyens et élus, pour montrer la mobilisation pour l'avenir de l'école et pour informer sur
les craintes quant aux réformes prévues. Les responsables du collectif sont inquiets sur différents points : la suppression des postes dans les réseaux d'aide et de soutien aux élèves en
difficulté, la suppression de l'accueil des petits de deux ans dans les maternelles et le remplacement par un système de garde payante, et la suppression d'autres postes dans l'Éducation
nationale.
Manifestations des parents d'élèves, grèves des
enseignants, mais aussi boycott des réformes et installation la nuit dans les établissements scolaires, la mobilisation se durcit du côté du primaire et de la maternelle.
Ce vendredi 13 février, les parents d'élèves des écoles primaire et maternelle de la
commune des Mathes se sont mobilisés pour la Nuit des écoles -organisée par le Collectif de parents d'élèves et enseignants de Charente-Maritime.
« Cette soirée est l'occasion pour nous, enseignants, de rencontrer les parents mais de
façon informelle », dit Mme Cartron, la directrice de l'école Jean-Rostand.
Le collectif de défense de l'école publique, gratuite et laïque 17 s'est associé, vendredi,
à « La Nuit des écoles », organisée sur tout le territoire.
Ils étaient une bonne vingtaine de parents à participer vendredi soir à la Nuit des
écoles,à l'école maternelle. C'est l'Association des parents de l'école maternelle qui est à l'origine de ce mouvement contestataire. Les parents de l'école élémentaire y étaient également
invités, ainsi que le maire Alain Chiron.
Au groupe scolaire Renan-Michelet, les parents et les enseignants sont plus que jamais
mobilisés pour la défense de l'école publique : le maintien de l'accueil des 2-3 ans en maternelle sous l'égide de l'Éducation nationale, contre la suppression des postes Résad (Réseau d'aide
spécialisé pour élève en difficulté), la suppression des postes d'enseignants.
La nuit est tombée. Les enfants qui jouaient dans la cour de l'école
élémentaire Karine se sont regroupés à l'intérieur pour dessiner. Des provisions attendent pour tenir jusqu'à 22 h. La « nuit des écoles » organisée hier soir par les parents
d'élèves et animée par le syndicat d'enseignants SNUipp est une première à Strasbourg. Il faut dire que les sujets d'inquiétude ne manquent pas. La suppression des postes de Rased (réseau
d'aides spécialisées aux enfants en difficulté) arrive en tête des préoccupations. ...