Lens: De nombreux parents ont participé hier soir à la Nuit des écoles, contre les réformes

Publié le par nuit des écoles

La Nuit des écoles, hier, a mobilisé à Lens et Avion parents, enseignants, syndicalistes et élus. La suppression des Rased (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) et plus généralement les réformes Darcos étaient au coeur des débats.

Le rendez-vous était donné à partir de 17 heures, à tous ceux qui souhaitaient défendre l'école publique. À Lens, dans les maternelles Curie et Macé, comme à Avion (établissements du quartier République et maternelle Parent), le rendez-vous n'a pas été boudé. «  La France et la Belgique sont les seuls pays où subsiste l'école maternelle. La scolarité étant obligatoire à six ans, on peut s'inquiéter », explique Laurence Blanquart, rééducatrice du Rased. L'accueil des 2 ans à la maternelle représente à Lens une demi-classe par école. «  Si l'on ne sait pas précisément comment cela va se traduire dans la circonscription de Lens, on sait que le ministère a voté que 3 000 postes de Rased devaient être rendus. » 17 enseignants forment l'équipe du Rased lensois. Ils suivent une moyenne de 350 enfants par an (un nombre qui évolue car un enfant peut n'être suivi qu'une courte période de l'année). «  Le Rased a l'avantage d'intervenir dans le temps scolaire, ce n'est pas rajouté à la journée de l'enfant », témoignait Raïssa Pelletier, une maman. Ambiance studieuse à la maternelle Macé, où Franck Dupont, enseignant, expliquait les tenants et les aboutissants des réformes Darcos. «  Les valeurs de l'école sont aussi celles de la République ! » La réflexion a débouché sur la nécessité de se mobiliser contre «  une société du bâton et de la carotte . » Laurence Zaderatzky, pour la FCPE et des élus soutenaient les parents présents.

À Avion, à la maternelle Parent, le comité citoyen pour l'école publique (qui mobilise aussi à Lens et dans de nombreuses communes du bassin minier) a donné écho à une mobilisation partie de parents de Méricourt. Tous martèlent la nécessité de s'opposer à la suppression d'un service qui a porté ses fruits : «  Mes deux enfants sont suivis, pour des difficultés de lecture. Mon aîné de 8 ans a fait beaucoup de progrès. Il se sentait faible, et maintenant, il a davantage confiance en lui », confiait Delphine Bobkiewicz, relayée par Sabine Cousin : «  Mon fils de dix ans est dyslexique. J'ai des contacts réguliers avec l'enseignante du Rased. Il va chez l'orthophoniste et à la maison, je lui fais des dictées. Je vois bien les progrès. Franchement, si on lui enlève ça, il est "foutu" ! », s'indignait la maman. «  Sur les deux groupes scolaires Cachin et Parent-Desnos, je suis 47 élèves, trois fois par semaine. En petits groupes, ils découvrent leurs capacités et ça les motive : ils retrouvent l'envie d'apprendre. » témoignait Cécile Bigorne, maîtresse du Rased. Au quartier de la République, devant une quarantaine de parents d'élèves, Cathy Brialais, présidente de l'APE de la maternelle Lannoy et Patrick Dequidt, président de l'APE de l'école élémentaire Wallon, où se tenait la réunion sont intervenus. «  Plus de moyens humains et le maintien de l'aide aux enfants en difficulté scolaire dans ce quartier classé "Ambition réussite" », figuraient parmi les demandes, soutenues par la municipalité. Elles seront formulées à Arras devant l'Inspection académique le 28 janvier et le lendemain à Lens, à la sous-préfecture à 10 h.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2009/01/24/article_de-nombreux-parents-ont-participe-hier-s.shtml

Publié dans Revue de Presse

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