Figeac. De nuit, les parents investissent les écoles

Publié le par nuit des écoles

7 février 2009

En France, baptisées « Nuit des écoles », ces rencontres nocturnes permettent le débat sur l'avenir de l'éducation.

La nuit, les écoles deviennent un lieu de rencontre idéal pour les enseignants et les parents. Soucieux de l'avenir de l'enseignement et de l'éducation, ils n'hésitent pas à investir les classes munis de casse-croûte et de couvertures, pour participer à un mouvement lancé dès 2008 en France et baptisé la Nuit des écoles.

La première sur le Lot a eu lieu fin janvier au RPI de Saint-Cirgues-Lauresses, avec plus de 100 personnes. Une autre se déroulera le 10 mars prochain, au niveau national, et sera suivie à Figeac. Les écoles Louis-Barrié, Paul-Bert et Chapou, ainsi qu'une maternelle du centre-ville ouvriront leurs portes, le temps d'une soirée de discussions dînatoire. Ce rassemblement se fera alors dans un autre contexte, puisqu'entre-temps, la carte scolaire a été dévoilée (notre édition du 4 février). Si, dans les plus, on compte l'ouverture d'une classe élémentaire dans les écoles Paul-Bert et Louis-Barrié, dans les moins, on supprime une classe maternelle à Jean-Moulin et à Marcenac.

Pour Nicole Paulo, le maire, qui a rencontré l'inspecteur d'académie, la semaine dernière : « L'Éducation nationale ne se base plus aujourd'hui que sur une quantité d'élèves. Des effectifs où les deux ans sont mis à l'écart. On veut nous faire adopter cette logique. La scolarisation des deux ans, nous confiait-elle, ce n'est pas une garderie, c'est donner les premières bases d'éducation. Pour Figeac, cette logique des chiffres s'est jouée à un petit rien. »

Une raison de plus donc de mobiliser les familles autour de cette Nuit des écoles figeacoise, qui se prépare en lien avec les syndicats. « C'est un moyen d'informer les élus et les parents sur l'avenir de l'Éducation, de mettre chacun face à ses responsabilités et d'envisager des solutions pour la qualité de l'enseignement de nos enfants », explique Fabienne Redon, enseignante sur le RPI de Saint-Cirgues Lauresses.

Car, les menaces pesant sur les Rased, Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, les suppressions de postes récurrentes, la modification des évaluations et des programmes, le fichier-base-élèves, etc., sont autant de sujets de débat qui occuperont cette Nuit des écoles du 10 mars.

Libre à chacun de venir au moment où il le souhaite et pour le temps dont il dispose…

http://www.ladepeche.fr/


Publié dans Revue de Presse

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real madrid 23/10/2010 00:23


c'est a la mode...