Saint Aigulin (17): défendre la vie de l'école

Publié le par nuit des écoles

Ils étaient une bonne vingtaine de parents à participer vendredi soir à la Nuit des écoles,à l'école maternelle. C'est l'Association des parents de l'école maternelle qui est à l'origine de ce mouvement contestataire. Les parents de l'école élémentaire y étaient également invités, ainsi que le maire Alain Chiron.

La commune de Saint-Aigulin est la plus éloignée du chef-lieu de département mais ne veut pas rester inactive devant les préoccupations du devenir de l'école publique et les réels enjeux des réformes annoncées. Ce rassemblement n'était conduit par aucun parti politique, mais basé sur le volontariat, le bénévolat en dehors du temps scolaire, pour ne pas gêner les enseignants. Le but de cette manifestation étant de montrer l'attachement à l'école laïque et gratuite. Une action, y compris la nuit, en se mobilisant avec les 30 autres écoles concernées dans le département.

La maternelle est unique

Depuis cet été, les propos du ministre Xavier Darcos vont vers un programme de suppression de postes des petites et moyennes sections de maternelle, qui seraient rem- placées par des jardins d'éveil « payants ».

L'école maternelle en France est unique. Les parents refusent les réformes en cours dont l'objectif, d'après eux, est de privilégier l'enseignement privé. Mais aussi d'abandonner les élèves en difficultés et surtout les élèves issus des classes sociales les plus défavorisées. Cette remise en cause progressive de la maternelle aura pour conséquence, d'abord pour les 2-3 ans, par la perte des apprentissages pédagogiques (vie en collectivité, approche du langage oral, de l'écrit), mais aussi par le temps perdu en cours préparatoire pour rattraper les acquis fondamentaux. Les parents, ils devront payer les structures d'accueil des 2 ans et plus !

Remplacements des profs

Inquiétude également sur la suppression des enseignants diplômés pour les remplacements des arrêts maladie, maternité... ou autres, par la mise en place d'une agence nationale de remplacement, des CDD recrutés sans le diplôme d'enseignant, sans compétences pédagogiques pour enseigner aux enfants ; remplaçants dont ce n'est pas le métier toute l'année !

D'après les parents, on peut considérer qu'il y aura une école à deux vitesses. Des enfants qui pourront suivre avec des parents qui auront le moyen de financer, et les autres qui resteront à l'arrière ; ce n'est plus le temps où il avait une égalité des chances.

Beaucoup de réflexions

Ce mouvement engendre beaucoup de réflexions, notamment au niveau des écoles rurales, pour une centralisation. Sont également dans le collimateur les regroupements pédagogiques intercommunaux, qui avait certes un coût, mais l'éducation des élèves était bonne car l'enseignant n'avait que deux niveaux, donc plus de concentration sur les sujets ; il était ainsi possible de s'attarder sur des enfants ayant moins de facilités à apprendre.

Les parents d'élèves sont opposés à cette destruction du service public d'éducation et élèvent leur voix citoyenne pour demander au gouvernement l'abandon immédiat de ces mesures.


18/02/2009

http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/jonzacais/article/506386/mil/4189540.html

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