L'Express.fr - Réforme des écoles: les types de mobilisation

Publié le par nuit des écoles

Manifestations des parents d'élèves, grèves des enseignants, mais aussi boycott des réformes et installation la nuit dans les établissements scolaires, la mobilisation se durcit du côté du primaire et de la maternelle.

  • Inédit: les enseignants-désobéisseurs 

En novembre 2008, il fut le premier désobéisseur:Alain Refalo, 44 ans, professeur des écoles en Haute-Garonne, a refusé d'appliquer la réforme Darcos. Il a signalé son geste à son inspecteur de circonscription. Ce professeur souhaite "obtenir l'abrogation du décret qui régit le dispositif sur l'aide personnalisée, le maintien des postes de RASED, le retour aux 26 heures d'enseignement pour tous."

Bastien Cazals, 33 ans, est un autre désobéisseur emblématique. Ce directeur d'une école maternelle de l'Hérault a écrit une lettre à l'Elysée fin novembre, expliquant pourquoi il refusait d'appliquer les réformes de Xavier Darcos.

Sur Rue89, un directeur d'école explique aussi son geste de désobéissance: "Les enseignants ont le respect de l'autorité chevillée au corps, ils en ont besoin dans leur classe, ce qui explique la difficulté à désobéir ouvertement (...). Je ne pense pas que la démocratie soit mise en danger par un acte de désobéissance comme le mien, cet acte permet au contraire de structurer les contre-pouvoirs citoyens qui sont un des privilèges de la démocratie." 

Les désobéisseurs seraient aujourd'hui plusieurs centaines, fédérés par le blog Résistance pédagogique. Sanctionnés financièrement, ces professeurs sont soutenus par une caisse nationale de solidarité.

  • Opération Nuit des écoles

La Nuit des écoles est régulièrement organisée partout en France. Des directeurs, des enseignants, des parents d'élèves échangent sur l'avenir de l'école et protestent contre la politique du gouvernement dans les établissements scolaires après leur fermeture. A Paris, 50 établissements étaient concernés par l'opération le 23 janvier dernier.

  • Opérations Attachons-nous à l'école

L'entrée des écoles n'est pas bloquée et les cours sont assurés. Les parents d'élèves s'attachent avec du scotch ou de la ficelle aux établissements de leurs enfants pour protester contre les réformes dans le premier degré. Les parents mobilisés s'inquiètent notamment des projets de "jardin d'éveil" à l'étude au ministère de l'Education. "Ces structures, intervenant en remplacement du cycle de la maternelle, sans personnel enseignant, ne seront pas gratuites et dépendront des moyens financiers des mairies."

  • Prochaines actions

Des parents se mobilisent à travers les blogs pour organiser leurs actions. Pour exemple, le café des vallées, en Haute-Garonne, propose de parrainer les enseignants-désobéisseurs. Le site Sauvons l'école présente une liste des différentes mobilisations comme celle du 14 février à Saint Jean de Maurienne en Savoie. Une classe en plein air ainsi qu'une chaîne humaine sont organisées.

Dans les Yvelines, un rassemblement devant l'inspection académique est prévu au Chesnay à 14h "pour porter plainte symboliquement au commissariat du Chesnay pour disparition de 1681 élèves et de 245 postes". La fédération Sud Educationappelle également "les personnels de toute l'Education à rejoindre les personnels du supérieurs et les étudiants dans la rue et dans la grève".


10/02/2009

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/reforme-des-ecoles-les-types-de-mobilisation_739947.html

Publié dans Revue de Presse

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