6 mars- De Plouër à Yvignac : 16 écoles occupées cette nuit

Publié le par nuit des écoles

La grogne monte contre la réforme Darcos dans les écoles primaires et maternelles. Ce soir, les écoles publiques de seize communes seront occupées par des parents et enseignants.

Entretien

Qui sont les membres du collectif pour la défense de l'école publique ?


Aujourd'hui le collectif compte des représentants d'une trentaine d'écoles sur 83 établissements maternels et primaires des secteurs de Dinan nord et Dinan sud. En décembre, une vingtaine d'enseignants de différentes écoles se sont réunis pour lister les problèmes liés aux réformes du ministre de l'Éducation Xavier Darcos. Ils ont ensuite organisé des réunions pour en informer les parents d'élèves. Le collectif de défense de l'école publique, réunissant parents et enseignants, a finalement vu le jour lors d'une réunion publique le 23 janvier à Dinan. Il compte 108 membres actifs et 300 sympathisants.


Vendredi soir le collectif organise « La nuit des écoles » dans les écoles de 16 communes, de quoi s'agit-il ?


En lien avec le mouvement national contre les réformes Darcos, des occupations festives d'écoles (voir liste ci-dessous) auront lieu, généralement de 19 h à 22 h. Chacun des participants est invité à apporter de quoi partager un pique-nique. Il y aura des jeux de société. À Plouasne, les parents vont passer les évaluations auxquelles sont soumis les CM2. À Saint-Carné ce sera soirée crêpes...

Mais surtout il y aura des débats et diaporamas pour expliquer les problèmes posés par la réforme en nous appuyant sur les déclarations de personnalités reconnues dans le monde de l'éducation et de la recherche tels que Philippe Mérieux ou le professeur Hubert Montagner. Dans chaque école une personne-ressource sera désignée pour informer les parents.


Quel est l'objectif de cette nuit des écoles ?


La suppression de la carte scolaire, l'évaluation des CM2, vont amener à créer de bonnes écoles d'un côté et des écoles ghetto de l'autre. Le nouveau statut des écoles, gérées par un conseil d'administration où les enseignants seront minoritaires, est contestable. Ce n'est pas aux élus de valider le projet pédagogique des enseignants ! On va vers le tout libéral, au moment où les pays qui l'ont mis en oeuvre le regrettent. Il s'agit d'un choix de société que le collectif de défense de l'école publique ne peut accepter. Nous ne sommes pas une bande d'agités, nous nous appuyons sur un mouvement national, des nuits des écoles sont organisées partout en France. Elles vont montrer que parents et enseignants se sentent concernés, et ne sont pas divisés contrairement à ce qu'affirme le gouvernement.


Propos recueillis parFabienne RICHARD.

Publié dans Revue de Presse

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