Les parents veulent sauver l'école « en détresse »

Publié le par nuit des écoles

Le message est clair : sortez les gilets jaunes, l'école doit être sauvée. Les parents d'élèves de neuf écoles organisent une action symbolique, ce soir, dans le jardin de la mairie.

Qui est à l'origine de cette action ?

Le collectif des parents d'élèves yonnais. Celui-ci est composé de parents d'élèves de neuf écoles publiques : Angelmière, Flora-Tristan, Généraudière, Jean-Moulin, Laennec, Manjoie, Moulin-Rouge, Pyramides et Rivoli. Il est né de la fusion du conseil yonnais et du collectif de Rivoli et s'est constitué récemment parce que « les réformes concernant l'école publique qu'engage le gouvernement nous paraissent très inquiétantes ».

Que va-t-il se passer ce soir ?

Dans le jardin de la mairie, le collectif appelle « les parents, les enseignants et les citoyens » à une action symbolique. Le mot d'ordre : « Tous à vos gilets jaunes de sécurité », pour défendre le service public de l'Education nationale. Mais cette manifestation n'est pas une exclusivité yonnaise : l'appel est national.

Comment la soirée va-t-elle se dérouler ?

A 18 h 30, une classe sera reconstituée dans l'esprit du début de siècle. À 19 h 30, une délégation du collectif sera recue par le maire socialiste Pierre Regnault. « Il nous apporte son soutien », expliquent Gwendal Beaussier et Cyrille Lapersonne, membres du collectif des parents d'élèves yonnais. À 20 h, ce sera l'accueil des participants et le début de la nuit des écoles avec la prise de parole des élus et des organisations, avant un débat-forum sur les réformes Darcos et des contre-propositions. La nuit des écoles devrait se terminer vers 21 h 30.

Quelles sont les revendications ?

Ce rassemblement est l'occasion pour le collectif de créer du lien et exprimer de fortes craintes, notamment en ce qui concerne « des suppressions massives de postes dans l'Education nationale. » Ils entendent aussi protester contre « la mise en place de l'aide individualisée, la disparition programmée des réseaux d'aide spécialisés, la diminution des jours de classe, la prise en charge des 2-3 ans dans les structures locales payantes, la mise en place d'un service minimum d'accueil, la nouvelle évaluation de CM2 et la disparition des IUFM ».

Publié dans Revue de Presse

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